LA HAVANA

Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus

Après 2 mois passés au Mexique, quelques phrases dans mon carnet  de vocabulaire Espagnol, et de nombreuses acquisitions de bibelots en tous genres, mon compte bancaire affichait un déficit de 1000 euros qui me paraissait raisonnable pour prendre un petit aller/retour pour Cuba ! Tout petit, 2 semaines. Je n’ai pas pour habitude de me déplacer dans un nouveau pays pour si peu de temps, 2 semaines c’est ce qu’il faut pour s’aligner à la fréquence des lieux, mais j’en avais envie. Un petit caprice bien enrichissant, qui pourtant démarrait de manière contrariante : je mis quelques jours à me familiariser avec une ville où je ne me sentais pas chez moi et une population que je ne comprenais pas. Quelques rencontres et quelques Ron de Cuba plus tard, tout se met en place. Être accompagnée de nouveaux amis a donné tout son sens à cette parenthèse Cubaine, et je choisis de rester à La Havane pour explorer le visage caché de la ville en leur compagnie.

Photo des rues de La Havane, main tenant un cigare Cubain. Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane le soir, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de de rue à La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Photo des rues de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, homme dans une vieille voiture Cubaine. Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, et religion à Cuba. Charlotte Gamus

Ma visite aurait été bien différente sans la rencontre avec Miguel et Dayron. Grâce à eux, j’accède à la vie de quartier, et au quotidien dans les foyers. J’assiste aux concerts de Miguel, qui est un musicien reconnu à Cuba, on fête mon anniversaire en famille et on ne manque pas une occasion de s’hydrater au Ron (en briquette en carton, n’oublions pas mon budget de départ).

J’avais déjà en tête de lever le voile sur ce que représentait la Santeria, la religion Afro-Cubaine. La religion est de loin l’objet des mes plus grandes curiosités lorsque j’arrive dans un pays. Ce sont surtout les rituels qui y sont liés qui me fascinent ! Alors que Miguel m’accueille pour participer à un rituel familial, Dayron me fait accepter dans un rituel dans son quartier, que je n’ai pas pu photographier mais dont les scènes me transportent dans un univers dans lequel je ne soupçonnais pas pénétrer !

Portraits de La Havane, boutique de grigris vodoo à Cuba. Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, boutique de grigris vodoo à Cuba. Charlotte Gamus
Portraits de La Havane, boutique de grigris vodoo à Cuba. Charlotte Gamus
Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Charlotte Gamus.

Chez Miguel, les musiciens sont là pour encourager la transe. Au mur, les photos de son défunt papa, Miguelito Cuni, qui était une légende à Cuba, avec son groupe, Chapotin y sus estrellas.

Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Portraits de La Havane. Charlotte Gamus.
Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Charlotte Gamus.
Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Portraits de La Havane. Charlotte Gamus.
Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Portraits de La Havane. Charlotte Gamus.

Les rituels à domiciles si intimistes sont dépourvus de fioritures mais tous les éléments sont là, une bassine d'eau pour se purifier au préalable, du feu, et de l'aguardiente, l'alcool qui encouragera aussi la transe. Je manque à présent de connaissances pour détailler mieux que ça ce qui était présent, et je m'attarderai plutôt sur ce qui se passera ensuite, et que je compris plus tard : la transe de possession ! La musique et l'alcool jouent leur rôle, et un individu initié sera "frappé" par la transe : un esprit s'exprimera à travers lui. L'attitude se fait plus animale, les mouvements très instinctifs, la voix change et potentiellement la personne s'exprimera dans un langage qu'elle ne connait apparement pas. 

Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Charlotte Gamus.

Suite à ces témoignages, j'insiste auprès de Dayron pour consulter un Santero, Reinaldo. Un consultation pleine de bienveillance qui restera privée. L'arrivée chez Reinaldo mérite tout de même d'être mentionnée, puisqu'à peine nous sonnons, la porte s'ouvre toute seule, et personne ne nous attend derrière... j'ai été un peu déçue en comprenant qu'aucun phénomène divinatoire n'était entrain de se dérouler sous me yeux, mais pas déçue de sa technique qui consistait à relier le loquet de la porte à une poignée près de son lit, par un fil qui traversait l'appartement, et sur laquelle il n'avait qu'à tirer pour lui éviter de déambuler dans les pièces dont le plancher s'était partiellement déjà écroulé. J'ai aussi profité d'autres petites ingéniosités non moins incongrues, mais surtout des informations et soins de Reinaldo.

Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Portrait de La Havane. Charlotte Gamus.
Rituels de Santeria à La Havane à Cuba. Portrait de La Havane. Charlotte Gamus.

Cet aperçu de la religion Afro-Cubaine n'était que les prémices d'un monde Mystique que je continue de découvrir, puisque 5 ans plus tard je choisis de documenter à travers mes photos le monde des Confréries au Maroc et leurs rituels de transe.

Slide à droite pour voir le diaporama des backstages

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